Ethiopie : Inauguration du grand barrage de la Renaissance - 10 septembre 2025
Mali : La France suspend sa coopération antiterroriste et rappelle deux diplomates - 20 septembre 2025
Le 19 septembre 2025, la France a suspendu sa coopération antiterroriste avec le Mali, à la suite de l’arrestation le 15 août à Bamako d’un agent français accusé d’espionnage. Paris dénonce une manipulation politique, expulse deux diplomates maliens et voit plusieurs de ses personnels déclarés persona non grata en retour.
Cette rupture s’inscrit dans une relation bilatérale en crise depuis les coups d’État de 2020-2021 et le basculement du Mali vers Moscou. Elle fragilise directement la lutte contre les groupes jihadistes affiliés à Al-Qaeda et à l’État islamique, alors que les forces maliennes manquent de moyens et dépendent désormais de l’appui russe. Pour Paris et l’UE, cet épisode confirme un recul stratégique au Sahel, avec le risque d’un vide sécuritaire exploité par Moscou et par les organisations armées.
Pour aller plus loin :
https://information.tv5monde.com/afrique/video/mali-paris-suspend-sa-cooperation-avec-bamako-2791576
RDC : Reprise des combats dans le Nord-Kivu - 9 septembre 2025
Soudan : Attaque de drones sur le marché d'El-Facher - 24 septembre 2025
Une attaque au drone sur un marché très fréquenté d'El Fasher, capitale de l'État du Darfour-Nord, a causé la mort d'au moins quinze civils et fait de nombreux blessés. Cette frappe, survenue dans une ville qui est un point de fixation des combats et qui abrite des centaines de milliers de déplacés, s'inscrit dans la continuité de la guerre guerre civile qui oppose l'armée régulière aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). El-Facher avait également été touchée le 19 septembre dernier, par une attaque contre une mosquée causant la mort de 75 fidèles. Les responsables de ces actes n'ont pas encore été désignés.
Pour aller plus loin :
https://news.un.org/fr/story/2025/09/1157548
Burkina Faso, Mali et Niger : Retraits de la CPI - 22 septembre 2025
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont officiellement notifié leur retrait conjoint de la Cour pénale internationale (CPI). Cette décision, coordonnée par les régimes militaires au pouvoir dans ces trois pays de l'Alliance des États du Sahel, est justifiée par leurs autorités comme un rejet de ce qu'elles perçoivent comme une justice internationale partiale et une forme de néocolonialisme. Ce retrait collectif, qui intervient dans un contexte de fortes tensions avec d'anciens partenaires internationaux comme la France et la CEDEAO, marque une réelle volonté d'afficher leur souveraineté.
Pour aller plus loin :
AMÉRIQUES
Mexique : Un cri historique et politique pour Claudia Sheinbaum - 15 septembre 2025
Le 15 septembre 2024, la présidente Claudia Sheinbaum a inscrit son nom dans l'histoire du Mexique en devenant la première femme à prononcer le « Grito de Dolores » depuis le balcon du Palais national. Lors de cette cérémonie commémorant le début de la guerre d'indépendance de 1810, elle a habilement mêlé tradition et message politique. Au-delà de la formule classique honorant les pères de la nation, elle a tenu à rendre un hommage appuyé à ses mentors, lançant des « ¡Viva! » pour Andrés Manuel Lopez Obrador (AMLO), son prédécesseur et père politique, mais aussi pour les figures historiques de Benito Juarez et Lazaro Cardenas, inscrivant ainsi sa présidence dans une lignée de souveraineté nationale et de réformes progressistes.
Pour aller plus loin :
https://www.youtube.com/watch?v=98fwxa2CvdU
Etats-Unis : Donald Trump renomme le Département de la défense en département de la guerre - 5 septembre 2025
Donald Trump a signé un décret rebaptisant le Pentagone "Department of War" (Département de la Guerre), un nom qu'il portait jusqu'en 1947. D'après le Président des Etats-Unis, ce nouveau nom qui remplace le Département de la Défense projetterai d'avantage la force et la détermination des États-Unis, contrairement à "Défense" qui serait trop passive.
Pour aller plus loin :
Brésil : Jair Bolsonaro écope de 27 ans de prison - 17 septembre 2025
Jair Bolsonaro continue de faire la une des journaux brésiliens et internationaux, au cœur d’une tempête judiciaire, politique et personnelle. L'ancien président du Brésil a été récemment condamné à 27 ans et trois mois de prison par la Cour suprême pour avoir tenté d’organiser un coup d’État à la suite de sa défaite électorale de 2022. Bolsonaro, qui nie les accusations, est désormais assigné à résidence et porte un bracelet électronique, tandis que plusieurs de ses anciens ministres et proches collaborateurs sont également visés par des procédures similaires. À cette crise judiciaire s’ajoutent des problèmes de santé de plus en plus visibles. Hospitalisé à plusieurs reprises ces derniers mois, Bolsonaro souffrirait de troubles digestifs chroniques, ainsi que de lésions cutanées suspectes, certaines en cours d’analyse pour des formes précoces de cancer de la peau. Ces complications médicales pourraient peser sur le déroulement des procédures judiciaires à son encontre, ses avocats évoquant déjà la possibilité d’un traitement humanitaire de sa situation carcérale
Pour aller plus loin :
Argentine : Javier Milei visé par une enquête pour corruption - 8 septembre 2025
Président depuis fin 2023, Javier Milei fait face actuellement à une enquête pour corruption centrée sur sa sœur Karina Milei, secrétaire générale de la présidence. L’affaire a éclaté après la diffusion d’enregistrements audio attribués à Diego Spagnuolo, ancien directeur de l’Agence nationale pour les personnes handicapées (ANDIS), qui affirme que Karina aurait perçu 3 % de commissions versées dans le cadre de contrats pharmaceutiques passés entre ANDIS et la société Suizo Argentina. La basse en popularité de Javier Milei s'est faite resentir lors des élections législatives dans la province de Buenos Aires.Avec environ 93 % des votes dépouillés, le parti de Javier Milei, La Libertad Avanza, a obtenu un peu moins de 34 % des voix, loin derrière le parti de centre-gauche Fuerza Patria, crédité de près de 47 %.
Pour aller plus loin :
ASIE
Népal : des émeutes renversent le gouvernement et en font émerger un nouveau - 10 septembre 2025
Depuis début septembre 2025, le Népal est secoué par une vague de contestation menée principalement par la jeunesse de la génération Z. Le mouvement a été déclenché après la décision du gouvernement de bloquer 26 plateformes de réseaux sociaux dont Facebook, Instagram et YouTube, au motif qu'elles n’étaient pas enregistrées auprès du Ministère de la Communication. Au-delà de cette mesure jugée autoritaire, les jeunes manifestants dénoncent une corruption endémique et un taux de chômage chez les moins de 25 ans qui dépasse les 20 %.
Au cours des heurts, l’ancien ministre des Finances, Bishnu Prasad Paudel, a été violemment pris à partie : dévêtu presque entièrement, il a été frappé et poursuivi jusqu’à une rivière par des manifestants. Face à la gravité de la crise, le gouvernement a été contraint de réagir.
Le 12 septembre, Sushila Karki a été désignée Première ministre par intérim — une nomination inédite, d’autant plus surprenante qu’elle aurait d’abord été suggérée… via Discord, selon Courrier International. D’après le dernier bilan officiel, les manifestations, qui ont débuté le 4 septembre, ont fait 72 morts et 191 blessés.
Pour aller plus loin :
https://www.youtube.com/watch?v=RypsRszWtSM
Chine : Sommet historique pour l'OCS, sous l'égide de Pékin - 1er septembre 2025
Le sommet de l’OCS tenu à Tianjin du 31 août au 1er septembre 2025 a réuni dix États membres et près de vingt partenaires, confirmant l’essor de l’organisation comme pilier d’un ordre eurasiatique en construction. Les dirigeants ont adopté une stratégie de développement à 2035, acté la création d’une banque de développement régionale et avancé sur des mécanismes financiers visant à contourner le dollar et l’euro, tout en réaffirmant une coopération sécuritaire face au terrorisme et aux menaces hybrides.
Pour Moscou, l’OCS devient un instrument de survie diplomatique et économique, offrant une plateforme de légitimité et des alternatives face aux sanctions. Pékin y consolide son rôle de puissance organisatrice, inscrivant l’OCS dans le prolongement de la « Belt and Road » et affirmant son leadership multilatéral en Asie et au-delà. Pour l’Europe et la France, l’événement traduit un déplacement durable du centre de gravité géopolitique vers l’Eurasie, où se construit une architecture financière et sécuritaire concurrente des cadres occidentaux, imposant une redéfinition stratégique de leur engagement dans la région.
Pour aller plus loin :
https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20250831-poutine-en-chine-pour-un-sommet-régional
EUROPE
Angleterre : Manifestation anti migrations - 14 septembre 2025
En Angleterre se sont organisées des manifestations d'une ampleur considérable, rassemblant entre 110 000 et 150 000 personnes à Londres selon les estimations policières. Cette mobilisation, portée par des militants notamment du Parti national britannique (BNP), a vu les manifestants brandir des drapeaux anglais et scander le nom de la figure controversée Tommy Robinson. En réaction, le Premier Ministre Keir Starmer a fermement averti que son gouvernement ne tolérerait pas que ces actions intimident des communautés, en particulier musulmanes. Dans le même temps, des contre-manifestants sont venus s'opposer physiquement et verbalement aux nationalistes, engendrant des tensions et des affrontements dans les rues de la capitale. Le dimanche 14 septembre a ainsi reflété une polarisation profonde de la société britannique autour de la question de l'immigration.
Pour aller plus loin :
https://www.youtube.com/watch?v=n5tFFoQz1-o
Moldavie : Les législatives remportées par le parti pro-européen - 28 septembre 2025
Le parti pro-européen « PAS » de la présidente Maia Sandu a remporté les législatives moldaves en obtenant plus de 50% des voix. Il devance nettement le Bloc patriotique prorusse ayant recueilli environ 24% des suffrages. Cette victoire claire du PAS, obtenue dans un scrutin qui n'a cette fois pas été annulé, offre à Maia Sandu une possibilité de poursuivre sa politique d'intégration à l'UE et d'ancrage à l'Occident.
Pour aller plus loin :
MOYEN-ORIENT
Palestine : Reconnaissance de l'Etat Palestinien à l'ONU et discours de Donald Trump - 22 septembre 2025
En marge de l'Assemblée générale de l'ONU de fin septembre, dix pays occidentaux ont annoncé reconnaître l'État de Palestine, portant le total à 156 sur les 193 membres de l'organisation. Si la plupart des reconnaissances étaient anciennes (provenant notamment de la Ligue arabe et de l'Union africaine), cet engagement récent de la France, du Royaume-Uni, du Canada et d'autres alliés traditionnels d'Israël constitue un changement géopolitique significatif. Néanmoins, notons qu'à ce jour seuls 144 de ces pays entretiennent des relations diplomatiques pleines avec la Palestine.
En réaction à ces reconnaissances croissantes, le président américain Donald Trump a adopté une position radicalement opposée lors de son discours à l'Assemblée générale des Nations unies en septembre 2025. Rejetant la légitimité de ces décisions unilatérales, il a réaffirmé avec force le soutien indéfectible des États-Unis à Israël, qualifiant l'administration actuelle de « faible » sur ce dossier. Son discours, centré sur la défense de la souveraineté nationale et la primauté des accords bilatéraux, a fustigé ce qu'il perçoit comme une approche multilatérale inefficace et biaisée contre Israël. Trump a mis en avant sa propre politique, rappelant des décisions marquantes comme le déplacement de l'ambassade américaine à Jérusalem, présentée comme un acte de courage et de réalisme. Pour lui, la paix ne peut venir que d'une négociation directe entre les parties, sans « pressions extérieures » ou reconnaissances prématurées qu'il juge contre-productives.
Pour aller plus loin :
Accord de défense Arabie Saoudite/Pakistan - 17 septembre 2025
Le 17 septembre 2025, l’Arabie
saoudite et le Pakistan ont signé, à Riyad, un accord stratégique inédit,
qualifié de pacte de « défense mutuelle ». Cet accord, passé
relativement discrètement mais dont les implications sont majeures, fait suite Raids
aériens sur Doha. L’élément le plus marquant du pacte réside dans le fait qu’il
étendrait le « parapluie nucléaire » pakistanais à l’Arabie saoudite,
faisant ainsi entrer un acteur non nucléaire dans une zone de protection
assurée par une puissance nucléaire.
Officiellement, le pacte engage
chaque pays à considérer toute attaque contre l’un comme une attaque contre
l’autre. Il s’agit donc d’une clause de solidarité stratégique, comparable à
celle d’une alliance militaire classique.
Le ministre pakistanais de la
Défense, Khawaja Muhammad Asif, a en effet déclaré peu après la signature que
les capacités nucléaires du Pakistan pourraient « être mises à disposition
dans le cadre de cet accord de défense ». Il a toutefois insisté sur le
fait que l’accord était de nature défensive, et non offensive, visant
uniquement à prévenir toute agression extérieure.
New Delhi, en particulier, suit
la situation de près, car tout engagement pakistanais dans un autre théâtre de
sécurité peut modifier l’équilibre stratégique en Asie du Sud. Israël, quant à
lui, pourrait considérer ce développement comme une menace supplémentaire, dans
un contexte de tensions perpétuelles au Moyen-Orient.
Pour aller plus loin :
Israël : Raids aériens sur Doha - 9 septembre 2025
Le mardi 9 septembre, Israël a mené des frappes aériennes à Doha, la capitale du Qatar, où séjournent plusieurs responsables du Hamas impliqués dans les négociations en vue d’un cessez-le-feu à Gaza. L’armée israélienne a confirmé avoir visé des membres du mouvement islamiste palestinien. En réaction, le Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdulrahmane Al Thani, a déclaré mardi soir que son pays "se réserve le droit de riposter à cette attaque flagrante".
Pour aller plus loin :
Iran : Reprise des sanctions onusiennes - 27 septembre 2025
Dix ans après leur levée, les sanctions internationales de
l'ONU contre l'Iran ont été rétablies le samedi 27 septembre 2025. Ces
nouvelles sanctions incluent un embargo sur les armes et des mesures
économiques, fait suite à l'échec des négociations sur le programme nucléaire
iranien. Le mécanisme de « snapback » avait été activé fin août par
le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, après qu'ils aient estimé que Téhéran
n'avait pas répondu à leurs exigences, notamment concernant l'accès des
inspecteurs de l'AIEA à des sites sensibles et la sécurisation du stock
d'uranium enrichi. L’Iran a qualifié cette décision d'« illégale » et d'«
injustifiable » rappelant ses ambassadeurs en Europe. La Russie et la Chine
soutiennent la position iranienne, jugeant le rétablissement des sanctions «
légalement invalide ».
Pour aller plus loin :
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